L’objectif du C2I2E est de faire la preuve d’un usage professionnel du numérique dans un contexte pédagogique. Cela peut se dérouler en classe ou au niveau d’un groupe. Pour cela le candidat doit constituer un dossier de preuves électronique explicitant sa démarche et en liaison avec le référentiel de compétences. Pour obtenir la certification, le candidat doit certifier de 23 compétences sur 28. Une compétence est validable si un résultat positif est prononcé au moins une fois par un évaluateur.

Comment procède t’on ? Nous allons travailler en cinq étapes. Chaque étape renforce la suivante. Et pour simplifier le travail, on va se concentrer sur une étude de cas que l’on va décortiquer, améliorer, analyser, compléter. Ces cinq étapes permettent de balayer toutes les compétences du référentiel. Pour cela, au préalable, on a besoin d’être outillé (méthode et outils).

Première étape : ses pratiques de veille
Apprendre à faire de la veille est nécessaire puisqu’il nourrira vos pratiques pédagogiques et d’animation. Il va nourrir également vos réflexions et votre esprit critique. Xavier et moi sommes de « gros » veilleur et pourtant cela ne nous prend pas beaucoup de temps. Mais je n’ai jamais autant appris. Ma sérendipité est source d’enrichissement permanent.
Le principe général est le suivant : chaque groupe explore un outil et le présente aux autres groupes (comment on s’en sert et quels usages en formation et/ou en animation). Cela permettra d’analyser vos présentations et de les améliorer. Cela permettra de comprendre les invariants d’un outil à un autre, d’acquérir le vocabulaire de base du web actuel. Cela va vous outiller pour la suite.
L’usage du blog et la capacité à rédiger rentrent dans ce périmètre.

Deuxième étape : pratiques pédagogiques
C’est un travail individuel et de groupe. Nous partirons d’un cas concret. Description d’une activité pédagogique – ou d’animation – et de l’utilisation du numérique (préparation du cours, animation pédagogique et évaluation). A partir de cette description et d’un travail de veille, on fera une hypothèse en introduisant quelques changements. Cela fera l’objet de brainstorming et de regards croisés. Chacun expérimentera dans sa classe ou dans son groupe d’apprentis le nouveau scénario, et on analysera les résultats. Est ce que ça améliore ? Quelles ont été les difficultés rencontrées, etc. ? C’est un processus itératif et réflexif.

Troisième étape : les règles juridiques
Il y a les règles générales des droits et devoirs du formateur et de l’apprentis à connaître ; mais aussi et surtout de construire collectivement la charte d’usage de l’établissement. Ceux sont les règles du jeu. Cela implique aussi de prendre conscience des différents aspects de l’identité numérique.

Quatrième étape : espace numérique professionnel
Vous allez décrire votre système d’information actuel, mais aussi celui qui sera mis en place à la rentrée de septembre en direction des apprentis. Cela revient à rédiger le cahier des charges et la charte d’utilisation du réseau social. Ce travail sera réalisé en mai prochain quand vous serez en capacité de faire des choix conscients. Ce travail sera réalisé en groupe. On pense faire intervenir un designer sur cette partie parce que l’environnement physique compte aussi. On pourrait imaginer quelques salles pilotes pour apprendre autrement (aménagement de l’espace et matériel).

Cinquième étape : pratiques collaboratives
Ce sera l’étape la plus simple, puisqu’on aura appris à travailler ensemble pendant les quatre autres étapes.

Pour le moment, vous devez vous sentir perdu ou en attente d’aller plus loin. On apprend à faire du vélo. C’est toujours un peu compliqué au début. Certains veulent y aller et d’autres aimeraient bien savoir à quoi peut servir ce vélo. C’est normal. On apprend juste à travailler ensemble. Ensuite, on apprendra à se regarder faire du vélo, de mettre de la distance face à nos pratiques. C’est l’aspect réflexif. Bref, faire une ballade.